« Gratuit à vie » : c’est la formule qui fait entrer HubSpot CRM dans presque tous les projets que j’accompagne. Elle est exacte. Ce qu’elle ne dit pas, c’est où se trouve le mur, et il arrive plus tôt qu’on ne l’imagine quand l’activité décolle.
La version gratuite de HubSpot CRM s’arrête à 2 utilisateurs et 1 000 contacts, sans limite de durée ni carte bancaire, d’après la page produit consultée le 5 août 2026. C’est suffisant pour structurer une prospection à deux, insuffisant dès qu’un troisième commercial arrive ou que le fichier dépasse le millier de contacts. Le premier palier payant, Sales Hub Starter, est affiché à 20 € par licence et par mois.
En bref
- Gratuit jusqu’à 2 utilisateurs et 1 000 contacts, sans échéance.
- Starter à 20 € par licence et par mois, avec une offre à 7 € pour les nouveaux clients.
- Le palier Professional impose un accompagnement payant de 1 470 €, à intégrer au budget dès le départ.
- L’outil ne fait pas vendre : il rend visible ce qui bloque dans le cycle de vente.
Ce qu’un CRM fait réellement, et ce qu’il ne fait pas
Un CRM, pour customer relationship management, est un logiciel qui centralise l’historique de la relation avec chaque client et chaque prospect : les échanges, les devis envoyés, les relances à faire, l’étape où en est chaque affaire. Ce n’est ni un outil de facturation ni un logiciel de comptabilité, même si beaucoup d’éditeurs entretiennent la confusion.
Je le formule toujours de la même façon aux personnes que j’accompagne : le CRM ne crée pas de clients, il empêche d’en perdre par négligence. La relance oubliée, le devis parti sans suite, le contact repris par quelqu’un d’autre trois semaines plus tard sans savoir ce qui avait déjà été dit : ce sont ces fuites-là qu’il colmate.
Ce que la version gratuite couvre vraiment
Les fonctions incluses
La version gratuite de HubSpot CRM donne accès à la gestion des contacts, au suivi des affaires par étapes, aux tâches et rappels, aux modèles d’e-mails, à la prise de rendez-vous en ligne, au chat en direct et à un tableau de bord de reporting de base. Pour une activité qui démarre, ce périmètre couvre l’essentiel d’un cycle de vente simple.
Les limites chiffrées, et le moment où elles font mal
Les deux plafonds à connaître sont 2 utilisateurs et 1 000 contacts. Le premier saute dès qu’une entreprise recrute son troisième profil commercial ou veut donner un accès à son assistant. Le second arrive plus vite qu’on ne croit si vous importez un fichier de salon ou une base de prospection achetée. Anticipez ce basculement dans votre plan de trésorerie plutôt que de le découvrir un lundi matin.
Le coût réel des paliers supérieurs
| Offre Sales Hub | Prix par licence et par mois | Frais d’accompagnement obligatoires |
|---|---|---|
| Outils gratuits | 0 € (2 utilisateurs, 1 000 contacts) | Aucun |
| Starter | 20 €, ramenés à 7 € pour un nouveau client | Aucun |
| Professional | 100 €, 90 € en engagement annuel | 1 470 € en une fois |
| Enterprise | 150 € en engagement annuel | 3 420 € en une fois |
Cette colonne de droite est celle que personne ne regarde au moment de comparer. Passer en Professional pour trois commerciaux, c’est 3 600 € d’abonnement annuel plus 1 470 € d’accompagnement la première année. Le saut depuis Starter n’est donc pas progressif, il est brutal.
Trois usages qui changent quelque chose sur les ventes
Le premier, c’est le pipeline visible. Voir en une page combien d’affaires sont à chaque étape révèle immédiatement où ça coince : beaucoup de premiers contacts et peu de devis signifie un problème de qualification, l’inverse un problème de closing.
Le deuxième, c’est la relance systématique. Une tâche automatique créée à chaque devis envoyé vaut mieux que dix rappels notés sur un carnet. C’est basique, et c’est ce qui produit le plus d’effet mesurable les premiers mois.
Le troisième, c’est la traçabilité en cas d’absence. Quand un dirigeant tombe malade ou part en congés, tout ce qui n’est pas dans le CRM s’arrête avec lui. Pour une entreprise de moins de dix personnes, ce point de continuité justifie à lui seul la discipline de saisie.
Ma liste de vérification avant de s’engager
- Combien de contacts avez-vous vraiment ? Comptez le fichier réel, pas celui que vous espérez avoir dans un an. C’est ce chiffre qui détermine si la version gratuite tient.
- Qui saisira les informations ? Un CRM rempli à moitié est pire qu’un tableur bien tenu, parce qu’il donne une fausse impression de fiabilité.
- Comment récupérer vos données si vous partez ? Demandez le format d’export avant de souscrire, pas au moment de résilier.
- Où sont hébergées les données de vos clients ? Votre registre de traitement doit le mentionner, et vos clients ont le droit de le savoir.
Si vous en êtes encore à comparer plusieurs solutions plutôt qu’à en approfondir une, j’ai passé en revue les principales options dans mon guide d’achat des CRM pour petites entreprises.
Cet article présente une information générale sur un logiciel du marché, à partir des tarifs publics relevés à la date indiquée. Il ne constitue pas un conseil juridique : la conformité de votre traitement de données clients relève d’un professionnel du droit, et l’imputation comptable de vos abonnements de votre expert-comptable.
L’outil suit la structure, jamais l’inverse
Un CRM prend son sens quand l’entreprise est prête à passer un cap. Mes repères sur la croissance d’entreprise aident à situer le vôtre.
Article mis à jour le 5 août 2026. Limites de la version gratuite et grille tarifaire relevées le 5 août 2026 sur les pages officielles françaises de l’éditeur. Ces offres et ces promotions évoluent souvent : vérifiez les montants applicables avant toute souscription.


